Circuit littoral
circuit littoral (balade a effectué au printemps, 5h).
"Une magnifique balade au senteur du maquis autour du lion de Roccapina".
Au départ de l'hôtel prendre la RN 196 en direction de Bonifacio, faire une halte au
belvédère, devant l'auberge Coralli (très bonne table pour les gourmets).
Le lion de granit rose de Roccapina règne sur l'extrême sud de l'île, le regard tourné vers
l'horizon il trône sur la crête entre deux plages au banc bleu et de sable fin. Selon la légende il
veille sur la mer tandis que l'Omu di cagna est gardien de la montagne. Les conditions
climatiques ont ciselé les rochers d'ou les plus imaginatifs verront apparaître:
un éléphant, un chameau, une tortue etc...
De Bocca di Curali au fleuve de l'ortolo (1h30).
De l'auberge des corali suivre la piste en terre qui descend à l'ouest et se divise,
prendre à droite en direction des prairies et des bergeries de l'Asinaja.
Marcher à travers le maquis parfumée de cistes constellés de fleurs blanches ou violettes, les arbousiers aux fruits
de couleur rouges-orangés, la lavande stéchade qui ouvre ses épis violets, ou le calycotome
jaune qui préserve ses fleurs flamboyantes par des tiges bardées d'épines.
Ce maquis qui met les cinq sens en
éveil : les parfums, les couleurs, les sons est attirant et secret à la fois,
sauvage et précieux. D'un côté la
myrte enivrante, le genêt envahissant, de l'autre l'orchidée serapias (espèce rare
et protégée) et le lys de mer ou pancrace d'illyrie.
A l'horizon l'eau turquoise de
la mer sert de boussole. L'anse de Roccapina comme la plage d'Erbaju et l'embouchure
de l'ortolo sont désormais protégés par le Conservatoire du littoral.
La Corse au printemps est un enchantement botanique la faune renaît et laisse entrevoir
à celui qui sait s'y attarder les richesses de la nature. Le
lézard de Tiliguerta offre ses écailles au soleil, les abeilles butineuses froissent
les coquelicots qui bordent les chemins, le scarabée sacré aux
élytres quasi lisses.
Du fleuve de l'ortolo au Capu di Roccapina (1h30).
En descendant vers l'ortolo la perspective s'ouvre au nord sur le maquis de Serragia
jusqu'aux collines ocres de punta di solari, à l'ouest la punta di Grecu, au sud la
barre de dunes de la plage d'Erbaju.
Le fleuve serpente entre les saules, l'eau pure
scintille au soleil, on y croise un héron cendré, une aigrette garzette qui fouille
la végétation
aquatique, un pluvier, des gravelots, des corneilles mantelées qui s'envolent.
En longeant les tamaris la mer apparaît dans un écrin de sable blanc et de rochers
ocre-roux. Les dunes accueillent des colonies de cormorans huppés et de
goélands. La géologie se joue de ce décor, sculptant les rochers, parsemant la plage
de coquillage. Les roches du cap sont
pétries d'un matériau proche de celui des calanches de Piana (granit nommé granulite)
de couleur nuancée chair.
De Capu di Roccapina à Bocca di Curali (1h30).
Le retour se fait par un vieux chemin blottit sous le maquis, revenir sur ses pas jusqu'à
l'éxtrémité sud-est de la plage d'Erbaju et rejoindre un sentier qui remonte vers la vielle
tour génoise. De la tour le point de vue sur le lion, la
Sardaigne au sud, l'anse de Roccapina, des joyaux s'offrent à nos yeux: le saphir de la mer,
le scintillent du sel sur les rochers,
l'éclat nacré des coquillages, le sable ivoire, la baie sertie de pins
maritimes. |